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Voici quelques-unes des actions posées par CHARMES dans lapplication de ses différents mandats :
Les rivières scrutées à la loupe
Les activités de recherche et de suivi environnemental exercées par
CHARMES visent à mieux connaître les rivières Magog et Saint-François ainsi que leurs bassins versants pour en découvrir les potentiels et les principales
sources de pollution.
CHARMES réalise de nombreuses études afin de proposer et de mettre en uvre des mesures pouvant améliorer la qualité de leau. Des recherches plus spécifiques,
comme celles traitant de lérosion dans les différents ruisseaux se déversant dans la rivière, la localisation des sources de contamination bactériologique
et la croissance excessive des plantes aquatiques de la rivière Magog, ont permis daméliorer la qualité de leau de cette rivière et, par conséquent,
celle de la rivière Saint-François.
De nombreux suivis limnologiques sont également réalisés. Ces recherches visent à recueillir de linformation sur les paramètres physico-chimiques
et biologiques au cours de la saison estivale et, parfois même, de la saison hivernale. Aujourdhui, ces recherchent incluent la température, le pH, loxygène
dissous, les matières en suspension, la turbidité, la conductivité, la transparence ainsi que le principal paramètre biologique, soit le taux de coliformes fécaux.
Les données ainsi recueillies permettent à CHARMES dévaluer la qualité de leau au cours de la saison. De plus, la comparaison des données dune
année à lautre sert dindicateur important pour observer lévolution de la qualité de leau des rivières en fonction des différents
travaux dassainissement entrepris dans les affluents des rivières Magog et Saint-François. En permettant dévaluer constamment létat de santé
des rivières, les études limnologiques constituent un outil de toute première importance pour assurer un suivi environnemental rigoureux et productif.
Outre les études limnologiques, CHARMES effectue plusieurs autres études touchant notamment le potentiel daménagement des tributaires ainsi que des berges des rivières.
Elle expérimente et développe à cet effet des outils visant à améliorer létat de leau à la plage Lucien-Blanchard.
Si les études ne portent plus de nos jours sur la plage Jacques-Cartier, cest parce que CHARMES a jugé bon de suggérer à la Ville de Sherbrooke de la fermer
de façon permanente au début des années 1990. Sa mauvaise situation géographique, labsence de courant et le trop grand nombre de goélands et de canards
qui sy trouvaient justifiaient cette recommandation.
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Des plantes aquatiques à limiter
Depuis 1989, la Corporation porte une attention soutenue au problème
des plantes aquatiques dans la rivière Magog. Afin dévaluer les zones de prolifération de ces plantes, léquipe de biologistes a également effectué
des cartographies détaillées de la flore aquatique. Après avoir analysé la situation et travaillé à enrayer les causes dune telle croissance,
lune des options retenue par la Corporation fut dacquérir un faucard pour couper les plantes et les retirer de la rivière. En se servant de cet outil à loccasion
durant lété, surtout autour de laire de baignade, CHARMES réussit à améliorer laspect esthétique du cours deau et, par le
fait même, à maintenir et à faciliter les différentes activités pratiquées sur les rives.
CHARMES, qui sest rapidement imposée comme le leader en la matière, offre désormais ses services à dautres organisations désireuses dutiliser
les techniques développées à Sherbrooke.
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Des interventions à la source
Forte de nombreuses études et dune solide expertise acquise dans le domaine de lenvironnement aquatique, CHARMES sest dotée doutils dintervention
et de sensibilisation pour agir à la source des problèmes qui altèrent la qualité de leau. La Corporation présentait en 1992 un important rapport qui
constitue une synthèse des problèmes du bassin versant de la rivière Magog. Depuis ce temps, CHARMES sattaque aux deux principaux problèmes de la rivière
: la contamination bactériologique et lapport en sédiments.
En ce qui a trait à la contamination bactériologique, la
compilation des sources de contamination de la rivière inclut notamment les problèmes dexfiltration, de mauvais raccordements et de certains trop-pleins du réseau
dégouts de Sherbrooke. Elle comprend également la présence de canards à la plage Lucien-Blanchard.
Depuis quelques années, CHARMES effectue un suivi des zones dérosion et de sols mis à nu en milieu urbain à la suite de la construction industrielle, résidentielle
ou commerciale dans le bassin versant de lune ou lautre des rivières. Pour minimiser ce problème, CHARMES a fait lacquisition de clôtures à sédiments
semi-perméables qui retiennent la terre lorsquil pleut. Ces clôtures demeurent en place jusquà la stabilisation complète du terrain. Puis, elle sest
donné le mandat dinformer et de sensibiliser les entrepreneurs et les employés municipaux en leur suggérant dutiliser des clôtures à sédiments
comme mesure de mitigation sur les sites de construction qui ont un impact sur la rivière.
De plus, CHARMES a travaillé en collaboration avec la Ville de Sherbrooke pour élaborer une procédure administrative touchant la prévention de lérosion
en milieu urbain, facteur important de lapport des sédiments aux rivières. Cette procédure administrative qui sinspire du Guide de contrôle de lérosion
en milieu urbain, élaboré par CHARMES à la suite de travaux sur le terrain et de différentes recherches dans les autres provinces et divers états américains,
touche en premier lieu les employés municipaux.
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Des inventaires en milieu terrestre
En plus de sattarder à régler les problèmes
de contamination et de sédimentation du milieu aquatique, CHARMES réalise des inventaires de toutes sortes dans le but de suivre lévolution de la faune et de la
flore. Par exemple, à la suite du dépôt, en 1996, du plan directeur des aménagements de la rivière Saint-François qui proposait, entre autres, de récupérer
et de maintenir en vie le marais de la Saint-François, CHARMES a réalisé des inventaires de sa faune et de sa flore autant avant la mise en eau du marais quau cours
de la première année de cette mise en eau. Aujourdhui, CHARMES fait le suivi environnemental de lévolution du marais en vérifiant notamment si sa réhabilitation
modifie sa faune et sa flore.
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Une plage redonnée à ses citoyens
Faisant suite à lidentification des sources de contamination susceptibles dentraîner la fermeture de la plage Lucien-Blanchard, et fort préoccupée par
la santé de cette plage, CHARMES a rempli son mandat premier en mettant de lavant des mesures concrètes pour corriger la situation. Dès le départ, léquipe
de CHARMES sest associée au Service de planification et de travaux publics de la Ville de Sherbrooke pour identifier les sources potentielles de contamination de la plage et pour
entreprendre des mesures qui visaient à contrôler ou à éliminer ces sources.
CHARMES a également mis tout en uvre pour éloigner les goélands et les canards de la plage, car ces derniers constituent une importante source de contamination.
Des fils de nylon ont été installés au-dessus de la plage et de laire de baignade pour bien indiquer aux goélands quils nétaient plus les
bienvenus à la plage. Curieusement, les goélands se sont mis à contourner ces zones pour aller sinstaller plus loin. CHARMES a également remplacé ses
poubelles ouvertes par des poubelles fermées de façon à diminuer les sources de nourriture. Larsenal anti-goélands sest complété par des
affiches indiquant aux visiteurs de ne pas les nourrir. Lensemble de ces mesures ont contribué à régler le problème. Cependant, les canards sy sont
installés à leur tour.
En conséquence, CHARMES a dû placer dautres affiches spécifiant de ne pas nourrir les goélands et les canards. Elle a dû mettre en place dautres
mesures pour régler ce nouveau problème. Différentes protections ont été installées sur les quais pour empêcher que les canards sy tiennent
la nuit et des clôtures ont été placées dans laire de baignade, à lextérieur des heures douverture, pour réduire laccès
des canards à la plage. En 1998, la Ville de Sherbrooke a aussi adopté une réglementation interdisant de nourrir les canards et les goélands sur les berges des
rivières Magog et Saint-François.
Aujourdhui encore, les efforts se poursuivent pour contrôler laccès des canards à la plage Lucien-Blanchard et mieux comprendre leurs comportements. Ainsi,
depuis 1996, en collaboration avec le Service canadien de la faune, CHARMES effectue le baguage des canards et réalise des décomptes occasionnels pour connaître leurs déplacements.
Mais les efforts pour garantir une eau de qualité aux baigneurs ne se sont pas arrêtés là. En 1996, CHARMES a élaboré un nouveau mode de gestion de
la plage Lucien-Blanchard. Cette nouvelle méthode, suggérée à la Ville de Sherbrooke et au ministère de lEnvironnement du Québec, prévoit,
lors de fortes pluies, de fermer automatiquement la plage pour une période de 24 heures. Assurant aux baigneurs une meilleure qualité de leau de baignade, ce nouveau mode
de gestion de la plage est mis en application par CHARMES en complément de la cote attribuée par le ministère de lEnvironnement du Québec au cours des visites
quil effectue durant lété pour déterminer la qualité de leau de baignade.
De plus, en raison de la croissance grandissante des plantes aquatiques et après expérimentation, des grillages (moustiquaires) ont été installés au fond
de laire de baignade pour freiner leur croissance, ce qui semble faire le bonheur des baigneurs. Jusquà maintenant, les résultats sont très positifs. CHARMES
constitue dailleurs le premier organisme au Québec à avoir obtenu une autorisation pour installer des grilles de ce type.
La plage Lucien-Blanchard a très bien réagi à lensemble de ces initiatives. Résultat : les Sherbrookois et les Sherbrookoises ont redécouvert les
plaisirs de la plage en plein cur de leur ville et cest par milliers quils y reviennent à chaque été.
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Une implication active dans divers comités
À titre dorganisme environnemental et de partenaire social, CHARMES est appelée à simpliquer dans divers comités, dont le comité goélands
qui a pour but de contrôler la population de goélands qui niche sur une île de la rivière Saint-François. CHARMES répond également aux demandes
des responsables de certains comités qui souhaitent obtenir une aide pour faire avancer leur dossier pour la protection de lenvironnement. En outre, CHARMES travaille avec des
gens dHydro-Sherbrooke pour la mise en place de programmes de plantations réalisées sous les lignes électriques, dans les zones récréatives, afin de
sassurer que des écrans visuels sont créés et que des espèces désirables sont replantées.
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